Sunday, May 13, 2012

Programme détaillé

broméliacée et Motmot (c) EcoexplorePeru

Jour 1 - Vol Paris Lima

Jour 2 - Après une première nuit à Lima, départ avant l’aube pour la traversée des ANDES, d’Ouest en Est, pour arriver dans l’après-midi dans la vallée de Satipo, au village d’Apaya, où nous logerons 3 nuits. Pour cette traversée, la route culminera à plus de 4000 mètres d’altitude dans un paysage grandiose. Nombre de rapaces dont peut-être le mythique Condor. Nos pauses seront brèves; il faudra s’acclimater à l’altitude du Pérou avant de peindre ces montagnes et hauts plateaux sur le voyage du retour.

Jour 3 - Découverte en douceur de la forêt des brumes aux alentours du village d’Apaya, à 2800 mètres, et de sa faune et de sa flore spectaculaires. Ballades. Recherche de vols de tangaras multicolores parmi les fougères arborescentes et la canopée luxuriante des arbres, de nos premières orchidées aussi. Possibilité de peindre les différents colibris à une mangeoire, qui se nourriront à portée de main, devant le lodge.

forêt des brumes (c) Missouri Botanical Gardens

Jour 4 - Découverte et premier atelier de peinture dans la forêt elfine, transition entre forêt des brumes et le Puna Andin, de ses arbres drapés de mousses et aux silhouettes rappelant un paysage de compte de fée. Nous rechercherons le colibri porte-épée, oiseau aux proportions irréelles, et le tangara de montagne au ventre écarlate, sorte de sucre d’orge visuel. Après-midi dans des forêts de bambou, à la recherche de quelques espèces d’oiseaux nouvelles pour la science, à peine découvertes ces dernières années, dont certaines qui n’ont pas encore été officiellement décrites.

Jour 5 - Voyage à San Antonio, plus bas dans la vallée de Satipo, où nous logerons 3 nuits. Le parcours du matin sera entrecoupé de haltes le long de la route, tant les paysages, tant les rapaces volant au bord peuvent exiger notre attention. C’est dans cette forêt que les habitants de la vallée disent avoir observé l’énigmatique ours à lunettes. Recherche dans l’après midi du fabuleux Quetzal dans une forêt sub-tropicale, à 1800 m. Lequel sera le plus difficile : trouver l’oiseau rare, ou capturer en peinture son plumage iridescent digne de pierres précieuses ? Possibilité de faire une sortie nocturne pour épier l’engoulevent lyre ou une chouette pygmée Andine.

Jour 6 - Dans une forêt toujours aussi irréelle de lianes et d’épiphytes, irriguée de ruisseaux et de cascades, aussi riche en sons qu’en odeurs et visuels, nous passerons une partie de la journée à un « lek » de Coq de Roche, en sous-bois. Le « lek » est le lieu de parade des mâles de cet oiseau au plumage quasi-psychédélique, qui danse une sorte de ballet de clown parmi les branches. Le Coq de Roche est l’oiseau national du Pérou. Pour nous, il sera ce qui se trame de l’autre côté du miroir…

Jour 7 - Possibilité d’échange pendant la matinée avec l’école de l’une des petites communautés de Satipo, dessins, peinture avec les enfants, portraits les uns des autres, puis ballade et croquis l’après midi dans la forêt elfine.

colibri porte-épée (c) Steve Blain

Jour 8 - Toujours dans les alentours de San Antonio, nous esquisserons cette nature généreuse qui s’offre au sens, depuis la chorégraphie végétale à la danse des papillons tropicaux et des centaines d’espèces d’oiseaux qui continueront de défiler : toucans, jacamars, barbicans, martins-pêcheurs…

Jour 9 - Nous sortons de la Vallée de Satipo et repartons à l’assaut de l’altitude et des cols Andins, en marquant une première étape intermédiaire à Tarma, la cité des fleurs, ancrée à flanc de Vallée à plus de 3000m. La vallée qui porte son nom est légendaire pour sa fertilité. Nous nous arrêterons en route pour peindre les premiers escarpements du retour, au dessus de la limite des arbres, avant de se loger à Tarma pour la nuit. Possibilité de visiter, ce jour ou le lendemain, une Hacienda de Café, ou le marché aux fleurs.

Apaya birding lodge (C) Juan Chalco

Jour 10 - Départ pour le spectaculaire lac de Junin qui, auréolé de roselières, miroite les reflets dorés des sommets alentours. Nous passerons deux nuits ici en auberge sur le toit du monde. Découverte dans l’après-midi de la réserve naturelle située sur ses berges. Les tons et les couleurs ne cessent de changer sur ce haut plateau aussi minéral que kaléidoscopique.

Jour 11 - Journée consacrée à capturer les humeurs changeantes du paysage de Junin. Ce moment passé au lac constitue sans doute l’apogée esthétique de notre voyage péruvien, autant que physique. Les amateurs d’oiseaux ne seront pas en reste : le lac héberge nombre de raretés, dont le flamant des Andes et le facétieux tyran multicolore qui se faufile parmi la végétation des rivages.

Jour 12 - C’est le moment tant attendu de nous poser à plus de 4000 mètres d’altitude, au fameux col de Ticlio. Découverte d’une parcimonie de fleurs et d’oiseaux endémiques, c’est à dire uniques au monde, tant par leur rareté que par leur adaptation morphologique et comportementale à l’altitude et à la rareté d’oxygène. Nous finirons la journée et dormirons à Huachapampa, village situé sur le contrefort occidental des Andes désertiques.

Ticlio pass, (c) Scott Zimmerman

Jour 13 - Journée entièrement consacrée à peindre la vallée spectaculaire de Santa Eulalia aux tons mille et une fois terrestres, sa matière tellurique, sa flore et ses colibris endémiques adaptés à la sécheresse saisonnière qui ont ici évolué, isolés du monde, pendant des centaines de milliers d’années. Cette journée constitue la meilleure chance pendant ce voyage de contempler l’envergure démesurée du géant Condor des Andes.

Jour 14 - Dernière matinée à surveiller les Condors de Santa Eulalia, puis retour à Lima pour un départ le soir pour Paris.

Jour 15 – Arrivée Paris


Quetzal (c) Juan Chalco

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